Qu’a-t-on appris ce week-end à propos du « rassemblement social, écologique et démocrate » qui se tenait à Dijon à l’initiative de Vincent Peillon, Eurodéputé socialiste ?En lisant la presse, en regardant la télévision, on pouvait s’attendre à des analyses de fond sur le travail de réflexion des différents intervenants, ou sur les réactions diverses et variées du monde politique. Que nenni. Rien de tout ça. La faute à qui ?
On entend ici et là des critiques fuser à propos de l’attitude de Vincent Peillon et de Ségolène Royal. Certains défendant le premier, les autres soutenant la deuxième. Mais finalement peu importe, ce n’est pas la question, car le plus affligeant dans cette histoire est bien l’attitude des journalistes.
La seule chose qui a intéressé nos « grands reporters » ce week-end, c’est cette passe d’arme entre deux responsables politiques, certes amis d’hier, mais très inintéressante en soi. N’y avait-il pas d’autres sujets à traiter à propos de cet évènement ? Ne pouvait-on pas quelque peu relever le niveau et occulter cette querelle ?
Oui, beaucoup de français s’éloignent de la politique, et sont las de ces batailles stériles. Mais les hommes et les femmes politiques n’en sont pas les seuls responsables. Tant que des journalistes se jetteront sur le premier os à ronger au lieu de traiter les problèmes de fond, il en continuera malheureusement ainsi.
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